Trouver des vestiges grâce à un avion

  • Mis à jour : lundi 9 août 2021 15:06
  • Publication : dimanche 1 février 2015 18:39
  • Écrit par Jean-Olivier Gransard-Desmond
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Avec Augustin, Alex, Lisa et toute l'équipe d'ArkéoTopia, partez à la découverte des ressources complémentaires de l'étape 2.4 de Mon cahier d'archéologie sur la localisation d'anciennes occupations humaines grâce à la prospection aérienne.

Étape 2.4 - Repérer des vestiges
La prospection aérienne

Correspondances MCA1 et MCA2

MCA 1 p. 9 (étape 4.3 de la p. 12 dans la 1ère édition) et MCA 2 p. 11

En savoir plus sur le vestige de référence de l'étape

Les vestiges de Boves (Somme, France) en juillet 2008 ayant inspiré la p. 12 de Mon cahier d'archéologie (© Marc ROUSSEL - CC BY-SA 3.0) via Wikimedia CommonsVue aérienne de Boves depuis l'Est via Google Earth C'est la motte castrale de Boves qui sert à illustrer les pages 9 et 11 de Mon cahier d’archéologie intitulées La prospection aérienne ; l'une des méthodes des archéologues pour localiser d'anciennes occupations humaines.
Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques (MH) le 4 mars 1926, ce site de défense médiéval situé sur le territoire de la commune de Boves à 8 km au sud-est d'Amiens, dans la Somme, présente deux intérêts majeurs pour l'archéologie médiévale française : une longue chronologie d'occupation du Xe au XVIe siècle et un état exceptionnel des vestiges avec des élévations en pierres sèches et en pierres de taille ainsi qu'un important fossé en U de 45 m sur 21 m de profondeur. Le choix du site par les seigneurs de Boves est dû à la présence de la confluence de deux rivières, la Noye et l'Avre.

Construite vers le début du Xe siècle, la motte castrale a été élevée par les occupants et associée à deux basses-cours. La motte a été plusieurs fois agrandie et remaniée pour accueillir des bâtiments en bois puis en pierre. Cette résidence aristocratique fortifiée a appartenu à différentes familles puissantes dont la famille tige des Coucy du XIe au XIIe s. et les ducs de Lorraine du XIVe au XVIe s. Le château de la dernière phase de construction fut démantelé en 1595. Il servit alors de carrière à ciel ouvert comme cela s'est pratiqué à l'époque pour les bâtiments à l'abandon. Au XIXe siècle, seuls les vestiges de la dernière tour subsistaient sur la motte, comme l'attestent des dessins et peintures et comme le mentionne très brièvement et vraisemblablement déçu Victor Hugo, lors de sa visite en août 1835 : « J'ai vu les ruines […] de Boves, un grand donjon crevassé... ». Grâce aux études archéologiques menées par le Pr. Philippe Racinet, Victor Hugo pourrait aujourd'hui admirer l'importance du lieu qui est bien loin de ne présenter qu'un grand donjon crevassé.L'étape 2.4, la prospection aérienne coloriée par Chris Esnault avec des crayons

À l'heure actuelle on sait que le site se compose de trois espaces distincts :
* la motte castrale au sud-est
* une première basse-cour comprenant la résidence seigneuriale et les bâtiments utilitaires, un espace intermédiaire occupé par l'église Notre-Dame et le prieuré clunisien Saint-Aubert
* une seconde basse-cour plus au nord.

Les indices

Au nombre de 4, ils rassemblent : l’aigle Perçant ; l’avion ; l’appareil photographique et le cercle d’arbres.
Il s'agit ici d'illustrer comment les archéologues arrivent à repérer des occupations humaines qui ne se distinguent pas nettement lors d’une prospection au sol (prospection pédestre).
Pour cela, ils devront faire comme Alex :

  1. avoir une vue aussi perçante qu’un aigle pour distinguer les anomalies dans le paysage,
  2. analyser rapidement la situation d’ensemble pour choisir quelles photographies prendre,
  3. prendre des clichés au bon moment en fonction de la position de l’avion par rapport à ce qu’ils ont détecté au sol, à la hauteur du vol de l’avion et à la lumière du soleil afin de réussir au mieux les prises de vue.

Cependant, après le vol, c'est en analysant les images prises qu’ils pourront le mieux percevoir les anomalies visibles depuis le ciel comme ici le cercle d’arbres qui indique une potentielle occupation humaine.

Couverture de Mon cahier d'archéologie 5-8 ans Couverte de Mon cahier d'archéologie 8-16 ans

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Mon cahier d'archéologie 2
pour les lecteurs de 8 à 16 ans

Tu as le bonjour d'Augustin 11 ansTu as le bonjour d'Augustin 7 ansMon cahier d’archéologie, également appelé MCA, est un cahier de découverte et d’activités créatif et ludique. En compagnie d’Augustin, jeune garçon curieux et intrépide, les enfants rencontreront les sympathiques archéologues Alex et Lisa qui les emmèneront à la découverte de l’archéologie et du patrimoine français. Chaque dessin met en scène une situation vécue par Alex et Lisa au quotidien. Selon l'âge de l'enfant, un cahier lui est adapté entre la version non lecteur et la version lecteur. Chacun pourra ainsi expérimenter des activités (coloriages, dessins, jeux d'observation, puzzles, mots codés, énigmes, lectures) renvoyant à des activités d'un archéologue. Ainsi, les enfants se glissent dans la peau d'un archéologue. Seul, en famille, dans un cadre scolaire ou de loisirs, les enfants pourront développer leurs connaissances et leurs compétences en s’amusant.

Chaque étape de Mon cahier d'archéologie dispose d'une page des ressources complémentaires comme celle-ci avec des images couleurs, des documents archéologiques ayant inspiré le contenu du cahier et des informations sur les nouvelles sorties.

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