Les plus beaux sites archéologiques du Pérou

  • Mis à jour : samedi 9 juin 2018 17:52
  • Publication : samedi 9 juin 2018 17:52
  • Écrit par Lionel Tabourier
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De nombreuses cultures se sont succédées sur le territoire de l’actuel Pérou. Certains vestiges de ces civilisations passées encore largement méconnues sont aujourd’hui des sites archéologiques d’une immense valeur. Les blogueurs-voyageurs-photographes du site lesglobeblogueurs.com présentent dans une série de posts quelques-uns des sites qu’ils considèrent comme les plus beaux du pays.

Partout dans le pays des vestiges de grandes civilisations témoignent d’une immense culture et d’un savoir faire longtemps sous estimé des européens, trop avides d’or et de conquête.

Le canal de Cumbe Mayo - © globeblogueursLe Cumbe Mayo - © lesglobeblogueursLe site naturel de Cumbe Mayo, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Cajamarca, était un lieu de rites sacrés d'une civilisation pré-Inca. Il abrite également une des plus anciennes constructions recensées en Amérique du Sud. En effet, un canal, véritable prouesse d'ingénieurie hydraulique, a été creusé dans la roche aux alentours de 1500 avant Jésus-Christ avec des outils en pierre, pour acheminer sur plus de 20 km l'eau d'une source aux populations alentours.

Dans la même région, d'étranges ventanillas attestent d'un cimetière situé à flan de falaise. Les enterrement à Otuzco datent d'une longue période, entre 1130 avant J.-C. jusqu'en 1240 après.

Les Ventanillas à Otuzco - © Les globeblogueursLe site de Huantar à Chavin - © lesglobeblogueursLe temple Chavin de Huantar est encore relativement peu fréquenté étant donné sa localisation, à plus de 3000 mètres d’altitude et 3 heures de route depuis la ville d’Huaraz. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce temple était le centre névralgique de la civilisation Chavin, dont l’existence s’étendrait de 1000 à 200 avant J.-C. Sa position était alors centrale car il est situé au croisement des routes commerciales de l’époque. Le site était alors un important lieu de pélerinage et son aire d’influence devait s’étendre de la côté Pacifique à l’Amazonie. L’extérieur du temple est orné de bas-reliefs et de sculptures de têtes zoomorphiques alignées et incrustées dans le temple. À l’intérieur, on trouve un dédale de tunnels, de plateformes et de terrasses en granit. Sous le temple, un système de galeries à l’acoustique très particulière produit des effets sonores étranges dans le site. Une hypothèse est que les autorités religieuses de l’époque aient utilisé cet ingénieux système, et probablement aussi des substances hallucinogènes, pour convaincre les visiteurs de la puissance des divinités Chavins.

Le site de Huaca del Sol - © lesglobeblogueursEntre les années 100 et 700 de notre ère, la civilisation des Moches occupait la région située au pied du Cerro Blanco, au nord du pays. On y trouve deux édifices majeurs des Moches : le Huaca de la Luna et le Huaca del Sol, le premier dédié aux affaires religieuses, le second aux administratives. Entre les deux s’étendait une ville où la proximité aux Huacas définissait la position sociale des habitants. Le Huaca de la Luna est un édifice complexe en forme de pyramide inversée de 6 étages. Après une centaine d'années, un nouvel étage était bâti sur les anciens mais avec une base plus large, et les précédents étaient condamnés. Les fresques qui ornent le Huaca de la luna décrivent la cosmogonie de la civilisation Moche, au centre de laquelle se trouve le Décapiteur, représenté sous la forme d’un monstre. Les Moches n’avaient pas d’écriture, mais produisaient des céramiques extraordinairement raffinées et réalistes dont les décorations permettent de comprendre le quotidien de cette culture. La civilisation des Moches disparaît autour de l'an 700 de notre ère. Une hypothèse pour cette disparition est que cet effondrement serait la conséquence d'un phénomène climatique violent.

La civilisation des Chimus, dont l'existence s'étend de 1000 à 1470 environ, se serait construite sur les ruines de celle de Moches, une thèse accréditée par la similitude des techniques de céramique. Chan Chan, leur capitale, est une cité construite en adobe sur près de 20 km², ce qui a permis au site de résister aux séismes. La cité aurait compté jusqu’à 30000 habitants, la structure hiérarchique de la société y est visible au travers des bâtiments, depuis les citadelles royales jusqu’aux logements de petite taille des classes populaires. Contrairement aux Incas, qui vénéraient le soleil, les Chimus adoraient des divinités telles que la lune ou la mer. Les évocations de l’océan sont d’ailleurs très présentes dans le style ornemental de la ville.

Le sarcophages de la Karajia - © globeblogueursLes Chachapoyas sont un peuple amérindien ayant vécu entre le IXème et le XVème siècle de notre ère. Autour du Xème siècle, ils érigent, à une altitude de 3200m, la citée fortifiée de Kuelap. On peut encore y voir les bases en pierres circulaires d'environ 500 habitations. Afin de se garantir des invasions, l'entrée principale de l'enceinte était conçue pour ne laisser passer qu’une seule personne à la fois. La Karajia est un cimetière des Chachapoyas, peu accessible car situé à flanc de falaise. On y trouve six sarcophages en terre et pierres particulièrement bien conservés, ainsi que de nombreuses momies et des ossements. Il existe plusieurs théories sur la manière par laquelle ces sarcophages auraient été placés dans un endroit aussi peu atteignable : les chemins d’accès auraient pu être détruits intentionnellement aussitôt les corps placés, ou peu à peu, effacés par l'érosion.

Cusco, la fameuse capitale de l’empire Inca, est aujourd’hui devenue une ville très touristique. Elle est remarquable notamment pour ses murs massifs, constitués de gros blocs de pierre, dont l’irrégularité garantit la stabilité nécessaire dans cet environnement sismique.

Le site de Pisaq - © lesglobeblogueursDe Cusco, on accède à la Vallée sacrée des Incas, dans laquelle se situent une multitude de sites historiques. Parmi ceux-ci, les ruines d’Ollantaytambo sont situées à flanc de colline. On peut notamment y voir d’anciens greniers difficiles d'accès. Leur situation en altitude permettait de mieux conserver les récoltes grâce au froid et au vent. Non loin, les ruines de Pisaq sont quant à elles constituées de plusieurs citadelles aux styles variées et de cultures en terrasse. La vallée sacrée abrite également le village de Maras, connu pour ses salineras, c’est-à-dire ses cultures de sel en terrasses à flanc de montagnes.La terrasses du site de Moray - © lesglobeblogueurs Les indiens ont exploité le sel dès l'époque pré-Inca, tirant parti du ruisseau saturé en chlorure de sodium qui coule dans la vallée de Maras. Les Espagnols ont ensuite mis en place des bassins en terrasse pour récupérer efficacement le sel. Le site de Moray met en lumière l'avancement technique de la civilisation Inca : on y trouve trois terrasses concentriques qui furent le lieu de diverses expérimentations agronomiques. Ces terrasses permettaient en effet de créer une vingtaine de micro-climats différents. Au centre la température y est plus élevée et se radoucit progressivement jusqu’en périphérie. 250 plantes y étaient cultivées afin d’établir les conditions optimales de culture et ainsi améliorer leur rendement. Les terrasses de Moray sont dotées d’un système d’irrigation élaboré. De plus, des marches incrustées dans les murs permettaient de passer facilement d’un niveau à un autre.

Le site d'Arequipa - © lesglobeblogueursLe site de Moray près de Maras - © lesglobeblogueursArequipa est une cité de l’époque coloniale, dominée par le volcan Misit. Elle est parfois appelée la ville blanche en raison de la couleur de nombreux édifices, anciens bâtiments coloniaux reconvertis ou bâtiments religieux, telle que l’imposante cathédrale néo-classique. On y note également le monastère Santa Catalina, fondé en 1580. Havre de tranquillité, on peut y sentir des influences à la fois espagnoles et indiennes au travers des murs de couleurs vives, des fontaines, des petits jardins et autres patios ombragés.


NB : Merci aux Globe blogueurs Seb et Laura pour leur sympathique accueil et leur autorisation d'utiliser leurs photos pour illustrer cet article inspiré de leur voyage.
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